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Looking for Evita



LOOKING FOR EVITA MORTE OU VIVE


Looking for Evita morte ou vive  

    L’enquête passionnante d’une artiste qui se demande comment « cette petite comédienne » de radio théâtre est devenue un personnage politique incontournable du 20ème siècle.

     Cristina Ormani incarne Evita, elle la cherche et elle la découvre multiple controversée, admirée ou détestée.. Elle se met dans la peau de ses détracteurs, dans celle de ses admirateurs. Elle fouille les mémoires, la décèle dans l’actualité. Elle raconte l'histoire invraisemblable et pourtant trop vrai, de l’errance de son corps embaumé

      Un spectacle très vivant et passionnant qui interroge la place réservée aux femmes qui décident d’agir dans la sphère politique et la fabrique d'un mythe. La musique, le chant et la vidéo insuffle un supplément de poésie à ce spectacle hors normes.

                   

 Diaporama du Work in Progress présenté le 11 Mars 2016 dans le cadre du Festival Femme en Scènes à Nice

Diaporama




Mais qui était donc Eva Perón?

Une sainte, une putain, une fanatique, une arriviste? La presse française répondrait : la femme d’un dictateur alors qu’il s’agissait d’un des premiers présidents démocratiquement élu en Argentine. Etait-elle une féministe, une visionnaire, une révolutionnaire ?  « Morte, cette femme est encore plus dangereuse que lorsqu’elle était en vie. On trouve des photos d’elles avec des fleurs dans toutes les masures. Les misérables s’inspirent d’elle, à n’importe quel moment ils vont se servir de son image pour se soulever et convertir l’Argentine en une dictature de mendiants » c’est ainsi que parle un des militaires responsable du coup d’état qui mis fin à la présidence de Perón dans le roman « historique » de Tomas Eloy Martinez Santa Evita.

Du point de vue de l’Histoire, il suffit de se souvenir que c’est elle qui à l’âge de 26 ans exigea et obtint de la chambre des députés l’égalité politique entre hommes et femmes, le droit de vote et l'éligibilité des femmes, c’est elle qui a crée le premier parti politique féminin en Argentine. Ses détracteurs lui reprochent principalement d’avoir agi et comment ? En seulement six années au pouvoir, (et c’est bien cela qu’on lui reproche d’avoir pris les choses en main pour faire changer les choses de façon durable pour les femmes et les plus démunis), son palmarès est époustouflant et bien des artistes encore vivants en France peuvent témoigner de son action car ils n’en seraient pas là si ce n’était grâce à son action sociale et ses programmes d’éducation. Une cendrillon devenue l’emblème de mouvements révolutionnaires ? Une icône avilie ou récupérée tour à tour par les pouvoirs en place ? Qui était cette femme qui inspire encore la jeunesse de bien des pays et que les Etats Unis continuent à vilipender à travers des productions hollywoodiennes avilissantes?

Nous tâcherons de le découvrir dans ce spectacle passionnant crée par la Compagnie Tigeract and Co avec Cristina Ormani et Fredéric de Golfiem qui en assurera aussi la mise en scène.


« C'est une personne qui vient de la pauvreté, des profondeurs du peuple, rappelle Alfredo Arias. Sa force, c'est de n'avoir jamais été déconnectée de la base". Une femme révolutionnaire qui a provoqué d’énormes avancées sociales pour son pays et qui suscite encore de nos jours beaucoup d’amour et de haine.

Quel spectacle ?
 

Le spectacle se veut une rencontre avec cette femme exceptionnelle, un questionnement qui nous concerne toutes, comment faire de la politique autrement quand on est une femme dans un monde d’hommes? Les questions environnementales, sociales, politiques qu’elle suscite sont d’une brûlante actualité. Evita rêvait d’une union entre les peuples et d’une disparition des armées, en attendant elle était prête à se battre contre les armées avec leurs armes s’il le fallait. Elle a été vaincue par l’infiniment petit et par son obstination à travailler sans répit en faisant la sourde oreille aux injonctions de ses médecins


Ses dernières paroles ne détonneraient pas dans « La vie est un songe » de Calderón de la Barca, « Mon message » est écrit par une femme qui connait les mensonges du pouvoir et qui se sait condamnée:

« Je fais semblant de vivre dans une torpeur permanente pour qu’ils supposent que j’ignore que c’est la fin. Je vais quitter ce monde et ma patrie mais pas la mémoire des miens. Je serais toujours présente pour eux pour la simple raison qu’il y aura toujours des injustices et que les sans abris de la terre se souviendront de moi » « Je veux soulever les peuples. Je veux les incendier avec le feu de mon cœur. Je veux leur dire la vérité, celle d’une femme du peuple, la première femme du peuple qui soit arrivée aux plus hautes cimes du pouvoir et ne se soit pas laissée éblouir ni par le pouvoir, ni par la gloire »




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